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Tous les dessins portant une étoile *
sont la propriété exclusive de Midnite Bee
et m'ont été exceptionnellement et gracieusement prêtées
S. Lachire
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En l'espace de dix ans, le Québec a perdu 75% de ses apiculteurs. Le Canada dans son
ensemble n'est pas dans un meilleur état, les américains se battent sur tous les fronts
et les apiculteurs français viennent de découvrir une fraude d'une grande ampleur sur
les miels à bas prix. Bref, ça va mal dans de nombreux pays et nous allons chercher à
comprendre pourquoi. Nous partirons de la situation québécoise, car en tant que
consommateurs québécois, il est important de comprendre ce qui se passe dans notre petit
monde apicole: saviez-vous que sans pollinisation par les abeilles, la récolte de bleuets
chuterait de 85%? Pas d'abeilles, et la tarte aux bleuets passe au prix du caviar... Mais
avec la mondialisation, ce qui se passe au Québec dépend de ce qui arrive dans le reste
du monde. Nous verrons que la situation chinoise, américaine ou française a ou peut
avoir une influence décisive sur l'activité de nos bestioles rayées pure laine. Parler
du Québec c'est forcément parler du monde. Fini le cliché du petit apiculteur de
Saint-Glinglin qui vendait ses quelques pots de miel tous les dimanches matin sur les
marchés... Aujourd'hui, même les abeilles ont des cellulaires.
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Apiculture québécoise, les causes d'un déclin: le
nombre de ruches est passé de 97000 en 1987 à seulement 30000 en 1997. Pourtant le miel
canadien, dont on vante la qualité, ne suffit pas à la demande. Pourtant, les abeilles
sont indispensables à la pollinisation des cultures. Moins d'abeilles, ce sont des
rendements moindres pour les agriculteurs. Ce sont aussi des prix plus élevés pour les
consommateurs de fruits et de légumes. Alors, quelles sont les raisons de l'affaiblissement de l'apiculture au Québec? Et
que nous réserve l'avenir? |
| Intermiel, une réussite apicole au Québec: Si
l'apiculture québécoise a une bonne pente à remonter, ce n'est pas le cas de tous les
apiculteurs. L'entreprise Intermiel, de la famille Macle, est un bel exemple de réussite:
ayant démarré il y a plus de 20 ans avec une quinzaine de ruches, ils en possèdent
actuellement 2000, qu'ils baladent aux quatre coins de la province à la demande des
agriculteurs. Ils semblent avoir trouvé la clef du succès: la diversification. Bien sûr, ils demeurent à la merci des
fluctuations imprévisibles du marché, des maladies et de nombreux autres facteurs
incontrôlables. Rien n'est jamais gagné et seule une hausse du prix du miel au détail
pourrait peut-être constituer le coussin de sécurité dont ils rêvent. Mais les
consommateurs, d'après la Fédération des apiculteurs du Québec, ne sont pas prêts à
ouvrir leur porte-monnaie. En apprenant ce qui se passe en Europe, ils pourraient l'être
encore moins... |
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L'adultération du miel: Le miel est le produit naturel
par excellence. On se contente de le récolter et de le filtrer pour enlever les
impuretés; la pasteurisation n'est même pas nécessaire puisque le miel constitue un
milieu hostile au développement des bactéries. Ne peut d'ailleurs être vendu sous
l'appellation «miel», au Canada comme en Europe, que le pur produit de la ruche.
Pourtant... pourtant l'arrivée sur le marché mondial d'un nouveau joueur, la Chine, fait
planer des soupçons sur la qualité du miel. On raconte que le miel chinois serait
parfois exporté dans des fûts ayant contenu des hydrocarbures, qu'il serait coupé avec
du sirop de sucre. Quand on sait qu'en 1996, le Canada en a importé plus de 10 millions
de tonnes, ça inquiète, forcément. Surtout lorsqu'on apprend qu'en France, près de 35%
du «miel» bon marché a été trafiqué... |
Et bien sûr, comme toujours, vous êtes invités à consulter les sources qui m'ont permis de rédiger ce
reportage.
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