Cahier nº1 : Varroase et technique apicole |
L'Etoile des AbeillesAssociation loi 1901 |
CAHIER
Nº8 - Suivi annuel de la présence varroa
Approche pragmatique du contrôle varroa - Dépistage
- Traitement
Le suivi annuel de la présence varroa dans la ruche est primordial, obligatoire
pour une bonne gestion prophylactique et sanitaire .
Une vision péri-équationnelle lors de ces lectures est recommandée :
Le nombre de varroas dits phorétiques aperçus.
Le nombre de cadre de couvain et la force de la colonie.
Le moment calendaire de la visite des ruches.
Nous allons expliquer clairement les différentes
étapes en parcourant le programme annuel d’ouvertures des ruches.
Tout d’abord nous pouvons définir trois types d’infestations varroas sur les
abeilles adultes d’une manière simple et efficace.
Stade 1 de l’infestation(var1) :
Nous pouvons voir lors de la visite et sans autre symptôme de 1à3 varroas phorétiques.
Stade 2 de l’infestation(var2) :
-Nous apercevons de 5à10 varroas phorétiques ;
Stade 3 de l’infestation (var3) :
-La présence de varroa est plus importante et des ailes atrophiées.
-Des défauts de couvain sont possibles (LE).
Nous évaluerons toujours l’un de ces trois stades
d’infestations afin de comprendre comment opérer les traitements en qualité et
quantité.
Il existe par ailleurs globalement trois types de traitements qui se justifient
dans le temps de la saison apicole et qui définissent l’objectif à atteindre :
Les traitements ponctuels ou courts termes (effets sur 24h) appelés dépistages. Ils n’agissent que sur les varroas phorétiques et « dégraissent »la ruche.
Les traitements intermédiaires(effets 4à6jours)appelés moyens termes . Ils agissent sur les varroas « abeilles » et sur le couvain, puisque des jeunes abeilles naissent pendant la période d’efficacité du traitement.
Les traitements à longs termes(effets sur plusieurs semaines) agissent globalement sur l’ensemble de la colonie.
Nous diviserons en 4 parties ce parcours des visites apicoles afin de spécifier la marche à suivre :
Première visite de printemps et sortie d’hiver.
Visite en cours de printemps.
Visite en fin d’été.
Visite d’automne ou de pré-hivernage.
A. Première visite de printemps :
Lors de cette première visite nous apercevons de 1à3 varroas(var1). Situation normale. Un traitement ponctuel est de toute façon préconisé.
Nous apercevons de 5à10 varraoas (var2), le traitement ponctuel est suffisant, à surveiller.
Plus de varroas (var3), un traitement intermédiaire s’impose, le plus rapidement possible suivant le climat. Il peut facilement être doublé d’un dépistage en premier lieu.
B. Visite en cours de printemps :
Var1, indique déjà une forte présence de varroas, sachant qu’ils ont investis les couvains de mâles et de femelles. Donc les parasites adultes, femelles, visibles,ont réalisés plusieurs cycles de reproduction au sein de la chambre à couvain. Un traitement ponctuel est peu efficace, surveillance future accrue des ces ruches.
Var2, la présence de varroa est anormale car déjà trop importante et demande suivant les miellées un traitement intermédiaire.
Var3, le seuil de pression pathogène est atteint, des effets délétères(ailes atrophiées) et sur le couvain (L.E) peuvent peuvent être visibles. Un ou plusieurs traitements s’imposent en fonction des miellées.
C. Visite en fin d’été :
Les stades Var1 et Var2 sont généralement atteints, de toute façon un traitement à long terme est nécessaire. Un traitement intermédiaire doublé peut être réalisé, si les moments d’intervention sont bien choisis.
Pour une efficacité maximale, le traitement doit agir pendant au moins 13 jours, c’est à dire être reconduit à 1 jour d’intervalle après les 6 premiers jours. Soit pour simplifier, sur 2 semaines, le deuxième traitement aura lieu entre ces 2 semaines.
D. Visite d’automne et d’hiver :
Var1, c’est la période ou les traitements ponctuels sont les plus efficaces, toujours en vérifiant la reprise de couvain plus ou moins importante selon le climat et la région. Un traitement ponctuel est salutaire, sert de dépistage et d’évaluation parasitaire.
Var2, un deuxième traitement ponctuel est nécessaire espacé de quelques semaines. Un dépistage peut être envisagé selon les températures.
Var3, preuve irréfutable que le traitement de fin d’été a très mal opéré, les traitements et les suivis de ruches pendant les belles journées d’hiver sont plus qu’obligatoires.
La pose du lange à ces moments opportuns nous
indique la chute naturelle des acares et le résultat des dépistages.
Le choix des produits à employer est déterminé par ces lectures parasitaires,
ainsi que les moments d’intervention. Il est aussi important de s’interdire tout
apport de substances étrangères à la ruche pendant les périodes de miellée. Les
temps d’attente sont variables selon les molécules usitées, leurs LMR doivent
être connues si possible.
Choix des produits et posologies des traitements selon les visites (A.B.C.D) et
du niveau d’infestation (var1,var2,var3) :
TCT : traitement court terme ou ponctuel.
TMT : traitement moyen terme ou intermédiaire.
TLT : traitement long terme ou libération lente.
| A. Début de Printemps | B. En cours de printemps | C. En fin d’été | D. Fin automne, hiver | ||
| Var 1 |
TCT |
1. Taktic sur lange, 0,5 ml 2. Poudrage sucre glace, roténone,aïl 3. Turbovap, fogger |
Comme 1-2-3 8. Acide oxalique : 35 g pour 1 l de sirop à part égale |
||
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TMT |
Comme 4-5-6 x 2 | ||||
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TLT |
7. Apivar | ||||
| Var 2 |
TCT |
Comme 1-2-3 | Comme 1-2-3 x 2 ou Comme 8. Acide oxalique : 35 g pour 1 l de sirop à part égale |
||
|
TMT |
Comme 4-5-6 x 2 | ||||
|
TLT |
Comme 7 | ||||
| Var 3 |
TCT |
Dépistage comme 1-2-3 | Comme 1-2-3 | Comme 1-2-3 x 2 ou Comme 8. Acide oxalique : 35 g pour 1 l de sirop à part égale |
|
|
TMT |
4. Thymol 5. Apiguard 6. Acide formique |
Comme 4-5-6 x 2 | |||
|
TLT |
Comme 7 |
CAHIER
Nº9 - Abeilles et nourrissements
Divers nourrissements
L’aide au nourrissement doit être minimisé. Le nourrissement peut être
nécessaire en cas de disette grave, quand les cires sont sèches, comme en fin
d’hiver, il est alors utilisé à part égale eau/sucre à petite dose (1 l, 1,5 l
par semaine) plusieurs fois si la situation le demande. C’est un sirop stimulant
qui est peu stocké mais consommé.
Il est bon de réfléchir à l’objectif spécifique du nourrissement qui déterminera
la marche à suivre :
Les quantités employées.
Les fréquences.
Les concentrations en sucre.
Il est certain que les sucres d’apports « boostent
» la colonie, mais l’énergie produite pour transformer les sucres composés
réduirait considérablement l’activité de certaines glandes comme les glandes
hypopharingiennes.
Les conséquences directes sur l’élevage du couvain sont significatives par
dépréciation de la gelée royale.
Les nourrissements massifs avant l’hiver sont aussi déconseillés et bien sûr,
surtout au printemps.

Préparation
La préparation du sirop à part égale est très simple. La progression du rapport
eau, +sucre/sirop est constante et proche du nombre d’or. Le calcul en est
simplifié.
Donc pour 1 l+1 kg = 1,62 l de sirop. Il suffit de prendre une des deux unités
choisies volume (eau) ou poids (sucre) et de la multiplier par 1,620 et nous
obtenons alors le volume de sirop et inversement si on démarre par la quantité
de sirop en divisant.

Prophylaxie
De plus en plus ce terme qui désigne l’ensemble des moyens médicaux mis en œuvre
pour réduire l’impact des maladies englobe les moyens techniques qui prennent
une place de plus en plus importante dans cette lutte permettant une prévention
accrue.

Méthode et
Apiforme
L’aide alicamentaire avec Apiforme signe une nette amélioration dans les moyens
prophylactiques. Cet apport peut se faire à la ruche avec quantité appropriée ou
au rucher avec comme base 2 L de sirop + Apiforme par ruche, placé dans des
récipients extérieurs exemple des seaux de 10 l ou 20 l.
Soit par exemple un seau de 20 l rempli à partir de 10 kg de sucre + 10 l eau =
16,20 l de sirop dans un rucher composé de 8 ruches.
Autre exemple pour un rucher de 5 ruches :
5 ruches x 2 l = 10 l de sirop : 1,62 = 6,20. Donc 6,2 kg de sucre et 6,2 l
d’eau pour 10 l de sirop.
Le produit Apiforme peut être distribué à raison de 10 ml par ruche pour 2 l de
sirop soit dans l’exemple pour 8 ruches = 16 L sirop = 80 ml Apiforme ou 8 cl
l’équivalent d’un petit verre ballon à vin.
Matériaux
Divers matériaux sont possibles pour cet emploi, voici une méthode simple et
efficace.
Un seau de 20 l alimentaire permettra de traiter suivant son remplissage de 9 à
10 ruches ou moins.
On pose un tapis de salle de bain (genre éponge trouée) découpée en cercle d’un
diamètre inférieur de 1 cm du fond du seau. Cette éponge flottante s’enfonce
légèrement sous le poids des abeilles sans qu’elles se noient. Les parois
intérieures du seau sont recouvertes d’un morceau de grillage plastique, très
utile car les différentes huiles essentielles composantes du produit rendent les
parois glissantes pour les abeilles.
Ce système de pose (1 seau ou plusieurs) extérieurs aux ruches (15 à 20 m)
facilite la prise de sirop par les abeilles, ainsi chacune de ces ruches
récupère le fruit du travail de ses butineuses.
Très peu de mortalités sont observées et la prise de sirop est très rapide. Quoi
qu’il en soit le produit Apiforme incorporé dans le sirop permet à celui-ci de
se stabiliser, et aucun champignon ou autre bactérie n’apparaît pendant des
semaines….
L’eau et les abeilles
Les abeilles consomment beaucoup d’eau au printemps et ce jusqu’en été. A part
une période pendant l’élevage du couvain ou les abeilles cherchent de l’eau
polluée, celles-ci s’abreuvent dans les cours d’eau, les réserves, les citernes
etc… L’eau qui coule au goutte-à-goutte sur un plan incliné à partir d’une cuve
ou d’un seau assure une bonne solution.

Récipients
Voici une autre méthode encore plus simple et plus performante.
Dans un seau (10, 20, 30 l etc.) rempli d’eau, déposer environ 5 à 10 cm de
sphaigne du Chili, sèche, sur toute la surface du récipient. Celle-ci se gorge
complètement ( plusieurs fois son volume) et reste en suspension pendant des
mois. Cette piste d’atterrissage convient particulièrement aux abeilles.
La sphaigne du Chili est employée en production bio, horticulture, jardinage,
convient aussi en bio-dynamie car cette « peat moss » est pratiquement
imputrescible, antifongique, antibactérienne, au Ph acide (4,5 à 5), et
complètement naturelle. Elle permet de conserver des eaux propres pendant des
mois, et nettoie même des eaux d’été pleines d’algues (région sud-est). L’eau
reste potable pendant des mois, on a pu seulement trouver quelques champignons
au bout de 2 ans.
Les eaux de pluie ainsi stockées restent de très bonnes qualités, et ce bénéfice
lié à la dépollution de l’eau se retrouve sur le couvain et sur l’ensemble de la
colonie.
Il reste encore beaucoup de travail a réaliser pour appréhender tous les
problèmes qui lient les apports d’eau dans la ruche, la santé des abeilles, du
couvain, et l’impact sur les reines. La seule certitude malheureusement, plus de
la moitié des eaux de surface sont pollués, connaissant les quantités énormes
d’eau nécessaire aux ruches, nous voyons mal comment aucune incidence
pathogénique serait possible.

Posologie et pratique du nourrissement Apiforme
Le nourrissement Apiforme se fait deux
fois l’an, de préférence au début du printemps et en fin d’été ou début
d’automne. Ces deux périodes sont concomitantes aux changements physiologiques
de l’abeille : quand elle prépare son hivernage en stockant son énergie, et au
démarrage du printemps quand elle libère son énergie.
Le nourrissement Apiforme est aussi très bénéfique pour les essaims et facilite
grandement leur démarrage. On pourra appréhender le nourrissement d’un rucher
entier en extérieur (1) et par ruche soit au nourrisseur couvre-cadre ou autre
(2) :
Des seaux de 20 ou 40 l font très bien l’affaire, on pose un grillage plastique contre les parois intérieures, et un matériau éponge ou liège sur le sirop. Le grillage est nécessaire car le sirop apiforme est rendu très gras avec les huiles essentielles. On emploie 2l de sirop avec 12ml d’apiforme par ruche. Exemple pour un rucher de dix ruches, on remplirait un seau de 40l avec 20L de sirop à par égale en mélangeant 12,5 kg de sucre et 12,5l d’eau. Il faudrait ajouter 120ml du produit apiforme. La prise de sirop est très rapide et pour éviter des mortalités d’abeilles noyées nous employons avec succès la sphaigne du Chili comme piste d’atterrissage flottante sur le sirop. Une épaisseur de « peat moss » sèche de 5cm environ va rapidement doubler de volume en se gorgeant de liquide. Cette sphaigne peut aussi conserver l’eau dans les seaux servant d’abreuvoirs au rucher. Ce dispositif doit être réalisé deux fois l’an aux périodes précitées. A noter que le sirop ainsi amélioré ne se dégrade pas et se conserve tel quel très longtemps.
Le nourrissement par colonie permet dans un même rucher de différencier les ruches traitées ou non, de pouvoir comparer ainsi des lots. Il permet de toute façon de cibler d’une manière plus précise l’emploi de ce produit. On utilise donc 12ml apiforme plus 2l de sirop à part égale avec un nourrisseur adéquat. La prise est tout aussi rapide que l’apport extérieur.
Ce produit ne booste pas seulement les ruches à
court terme comme peuvent le faire certains produits du commerce mais profite à
long terme en renforçant par ces composants naturels,le couvain, et l’abeille
par reconstitution de son bol alimentaire.
Les effets potentiels souhaités, seront ils à la hauteur de nos espérances ?
réduction de la quantité de varroas, seuil d’infestation maintenu avec seulement un ou deux traitements ponctuels,
réduction des autres pathologies secondaires,
augmentation de la production de miel.
Website : www.apiforme.com
Email : dtml@wanadoo.fr
Suite au prochain numéro, à bientôt...
L'Etoile des Abeilles
Association loi 1901
149 Impasse Marjolaine
Les Hautes Vèrnèdes
83480 Puget sur Argens
Tél. : +33 (0)6 89 33 73 67
Email : etoiledesabeilles@wanadoo.fr
Web : www.apiculture.com/etoiledesabeilles
| Réalisation : Gilles RATIA APISERVICES - Copyright © 1995-2012 |
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