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La visite de
printemps, oui. par Maurice Mary avec l'aimable
autorisation de la revue |
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Dès fin mars, début avril, par beau temps, 15 °C minimum, on peut ouvrir et visiter correctement les ruches.
Visite Pour une visite complète, commencer par enlever un cadre de bordure, et le poser à l’extérieur, appuyé sur le bord de la ruche. Cette place étant dégagée, ceci permettra de sortir un à un et successivement les autres cadres, et les replacer dans le même ordre, dans le corps de ruche.
Donc, en les décalant d’un cadre. Nous avons ainsi le vide nécessaire, pour écarter et sortir le cadre suivant, sans risque de tuer par frottement des abeilles, et, plus grave encore, la reine. |
Que doit-on regarder lors de cette visite ?
1. D’une part, la force de la colonie, son volume après l’hivernage, si toutefois une colonie est trop petite, sur deux ou trois cadres, bien qu’ayant encore sa reine, songez alors à la rassembler avec une colonie moyenne (voir l’article « Rassembler 2 colonies d’abeilles », Abeilles et Fleurs octobre 2001).
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2. D’autre part, les provisions restantes. Si celles-ci vous semblent épuisées, ou trop légères, faire sans attendre un nourrissement au sirop. En effet, en début de printemps, une période de temps maussade peut survenir. Les colonies en pleine extension de couvain consomment beaucoup ; et on peut perdre parfois les plus belles, faute de provisions.
3. Bien observer la qualité du couvain. Un couvain compact et serré est le signe de la bonne qualité de la reine. Un couvain disséminé peut être le fait d’une reine usée.
Marquer la ruche et prévoir le remplacement de la reine. Et puis regarder avec attention s’il y a bien absence de maladie du couvain. |
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Un couvain disséminé, avec alvéoles operculés, non bombés comme normalement, mais plutôt en creux, et des larves jaunes ou brunes, voire en putréfaction, est l’indice certain de maladie, soit la loque dite américaine, ou celle moins caractéristique et plus sournoise dite loque
européenne.
Evitez surtout que ces ruches soient pillées par les autres du rucher, ce qui disperse bien sûr maladie. Quant au corps de ruche, il faudra désinfecter ensuite sérieusement, la flamme d’une forte lampe à souder, avant son réemploi. |
A la rigueur, par temps de miellée, et dans une bonne colonie, on peut en placer un au centre, mais pas plus. Il ne faut pas refroidir le couvain à cette époque.
Pose des hausses Avec un peu de chance, et un bon hivernage, on peut, début avril, en fonction des climats, avoir déjà de belles colonies développées sur cinq ou sept cadres de couvain. Si nous sommes dans ce cas, et aussi dans une zone où la miellée démarre, le colza par exemple, alors il ne faut pas hésiter, on pose la première hausse. Je crois utile d’insister, quant à la pose, sur une précaution impérative et déterminante pour la suite : ne jamais poser la hausse sur une colonie insuffisamment développée. |
En effet, au printemps, les périodes favorables alternent souvent avec des moments plus froids. Et les colonies faibles et moyennes ont besoin pour se développer d’une ambiance interne chaude. Et elles
peuvent s’épuiser pour assurer cette nécessaire température du nid à couvain. Je vous souhaite de découvrir vos colonies
Ce n’est malheureusement plus toujours vrai, pour beaucoup, depuis quelques années, et vous savez pourquoi… Bonne saison, bonne miellée. |
Maurice Mary
avec l'aimable autorisation de la revue Abeilles et Fleurs
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